Évitons les mauvaises rivières urbaines !

2 Juil

Vous avez peut-être été choqués de constater comme nous que le Beukenberg que nous affectionnons était en travaux… partiellement dépavé… totalement dépavé bientôt…

On pourrait déjà s’étonner de l’intelligence qui consiste à mettre les tas de sable et de ciment juste en amont d’une taque d’égout, habitude contestée à de maintes reprises chez les services communaux qui par ailleurs s’étonnent de l’engorgement pharamineux des égouts en aval. Mais bon…

Mais, plus grave.
Lors du premier pavement de l’actuelle rue Van Pé, au XIXème siècle, la TOTALITE des pavés a été arrachée lors du premier orage. Forte de cette expérience, la jeune Commune de Forest avait pavé le Beukenberg d’une façon tout à fait particulière : les pavés sont tous inclinés de façon à présenter une arête de 2cm vers l’amont.

De ce fait, nous circulons sur les arêtes des pavés et pas sur leur surface plate. Et chaque arête représente un mini-barrage qui empêche les eaux de dévaler avec trop de vitesse vers la rue Van Pé déjà bien touchée par les eaux qui dévalent de Victor Rousseau. Regardez bien la photo, ces arêtes freinent même la course des gravillons…


Aujourd’hui, en asphaltant cette rue, on ajoute un toboggan style Aqualibi vers la Place St Denis…

L’Echevin en charge, Marc Loewenstein, nous dit qu’aucun habitant ne s’y est opposé lors de l’enquête publique. Mais est-ce bien le rôle des habitants d’être intelligents à la place des services communaux spécialisés en la matière ? Faut-il que toujours nous nous opposions en nous calant dans ces rôles d’habitants combatifs que par ailleurs vous tenez à distance ?

On nous dit qu’il y aura un avaloir en bas de la pente. Mais quand la gueule est pleine et que les taques d’égout sautent comme des puces sur la Place St Denis, à quoi rime un avaloir de plus ?

Nous perdons un chemin doux de valeur.
Nous gagnons un raccourci  à bagnoles vrombissantes.
Nous souffrirons tous d’autant d’eau en plus dans le canyon de Van Pé.

Commune, où est ta cohérence ?

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3 Réponses to “Évitons les mauvaises rivières urbaines !”

  1. Marc Loewenstein juillet 4, 2016 à 8:44 #

    Bonjour,

    La rénovation du Beukenberg a été décidée car le coffre de voirie était en mauvais état, de nombreux pavés se déchaussaient et des taques (Belgacom) dépassaient dangereusement.

    Actuellement, l’eau ne rencontre pas d’obstacle entre le haut de la rue F. Vanderstraeten et l’avenue V. Rousseau. Au vu de la pente de la voirie, l’eau ne s’infiltre pas ; elle est ralentie par les pavés.

    Aussi, plusieurs dispositifs ont été prévus pour éviter de créer « une rivière urbaine », à savoir :
    – création d’un plateau à hauteur de la drève de la Grappe (récupération des eaux provenant du haut de F. Vanderstraeten),
    – création d’un trottoir traversant à hauteur de la drève des Futailles (une partie des eaux du carrefour est dirigée vers le bas de F. Vanderstraeten,
    – création d’un plateau à hauteur de l’école dans Beukenberg et placement d’un caniveau sur toute la largeur de la voirie,
    – création d’un trottoir traversant à hauteur de l’avenue V. Rousseau et placement d’un caniveau sur toute la largeur de la voirie.

    Les surfaces ont été « saucissonnées » de façon à éviter de créer une rivière et la même quantité d’eau qu’auparavant se retrouve dans le réseau d’égout.

    De plus, dans le cadre des contrat de quartier, une étude est menée pour « récupérer les eaux entre le pont du chemin de fer et la rue du Dries via la rue Vanpé et la place Saint-Denis.

    Par ailleurs, au vu des dispositifs ralentisseurs exposés ci-avant, vous aurez bien noté que nous n’avons aucune volonté de faire de Beukenberg une autoroute urbaine.

    Ce projet de réaménagement du Beukenberg (comprenant le réaménagement et la sécurisation du carrefour avec Fontaine Vanderstraeten/Grappe/Fultailles) a fait l’objet :
    – d’une réunion d’information avec les riverains avant le dépôt du permis afin de leur permettre de faire leurs remarques et, le cas échéant, modifier le projet avant de le déposer,
    – d’une procédure d’enquête publique lors de laquelle chacun avait la possibilité de communiquer formellement ses remarques sur le projet proposé,
    – d’une réunion d’information spécifique au déroulement du chantier lui-même une semaine avant son commencement.

    Lors de la commission de concertation, les experts présents de la Région n’ont fait aucune remarque sur la problématique de l’eau. Pendant toute la durée de la procédure, lors de toutes ces réunions, nous n’avons reçu aucun avis négatif et aucune remarque de la part des riverains.

    Enfin, dans ses projets de réaménagements/rénovations, la commune accorde une attention particulière et à la question des inondations, et à celle de la sécurité routière.

    Bien à vous,

    Marc LOEWENSTEIN
    Echevin
    Travaux publics, Propreté, Marchés publics de travaux,
    Informatique, Site internet et Participation citoyenne

  2. F. Debatty juillet 9, 2016 à 7:38 #

    Bonjour Monsieur l’Echevin
    et déjà merci d’avoir pris la peine de nous répondre.

    En complément à votre réponse je vous propose néanmoins quelques pistes supplémentaires de réflexion et questions, pistes qui s’inscrivent dans un process ouvert il y a longtemps déjà à Forest. Je ne doute pas que vous y apporterez l’attention qui vous est coutumière.

    En tout premier lieu et sur une question de fond assez essentielle, les NRU (« Nouvelles Rivières Urbaines ») regroupent les dispositifs qui permettent de ralentir, temporiser, utiliser, valoriser (etc…) les eaux de pluie sur un bassin versant avant qu’elles n’envahissent la vallée.
    Il s’agit donc d’un concept de développement positif dans la ville, et non pas d’une nuisance comme votre texte le laisse entendre (« plusieurs dispositifs ont été prévus pour éviter de créer « une rivière urbaine » »)

    « Au vu de la pente de la voirie, l’eau ne s’infiltre pas » : au vu de la végétation qui pousse entre les pavés (photo du message précédent), l’eau s’infiltre très certainement et en tous cas davantage que si la chaussée est recouverte d’ un revêtement bitumeux. En outre, les pavés placés à l’ancienne retiennent une partie des sables et gravillons qui dévalent du haut de la pente, ce qui les empêche d’encombrer les caniveaux

    « placement d’un caniveau sur toute la largeur de la voirie. »: les caniveaux alimentent des égouts sous-dimensionnés qui datent de 1884 pour beaucoup.
    Et les caniveaux eux-mêmes sont trop souvent dans l’état visible sur les photos ci-jointes (prises dans le même quartier ce 8/7/2016)

    « la même quantité d’eau qu’auparavant se retrouve dans le réseau d’égout » : la gestion nouvelle des eaux de pluie implique de mesurer les quantités d’eau concernées, mais aussi la vitesse à laquelle elles dévalent les pentes. Les « NRU » bien pensées ont pour objectif, entre autres choses, de ralentir la descente des eaux vers les vallées.
    Entre pavés placés à l’ancienne comme indiqué dans le message précédent et bitume, il n’y a pas d’hésitation sur la question.

    « dans le cadre des contrat de quartier, une étude est menée pour « récupérer les eaux entre le pont du chemin de fer et la rue du Dries via la rue Vanpé et la place Saint-Denis »: les responsables du Contrat de quartier ont-ils été informés voire consultés au sujet de l’aménagement du Beukenberg, qui en effet se trouve sur le territoire du contrat de quartier?
    Le cas échéant, quand l’étude viendra à son terme, la commune acceptera t’elle de revenir sur le concept de travaux qui auront été réalisés moins de 5 ans auparavant?

    « Lors de la commission de concertation, les experts présents de la Région n’ont fait aucune remarque sur la problématique de l’eau. »: la cellule Eau du service des Travaux à la Commune de Forest a t’elle été informée en son temps et invitée à remettre un avis au sujet du réaménagement du Beukenberg?

    Enfin, le Comité Neptune a remis à la Commune des propositions concrètes, exemplaires et reproductibles des aménagements à apporter sur un bassin versant en matière de voiries et de gestion des eaux de ruissellement.
    Une variante de ces travaux -soutenus par l’Echevin à l’Environnement et à travers lui par la commune- a t’elle été envisagée?

    Je termine sur ces 3 dernières questions, et je me permets d’en rajouter une dernière:
    je vois ce vendredi soir que le pire n’est pas encore commis.
    N y a t’il vraiment pas moyen de surseoir à l’exécution de cette rue, rassembler les personnes compétentes et concernées, et réenvisager une alternative plus novatrice en matière de gestion des eaux dans l’espace public? L’occasion est belle, et comme d’autres citoyens j’attends le maçon au pied de son mur.

    Avec toute ma considération

    F. Debatty

  3. Marc Loewenstein juillet 11, 2016 à 8:55 #

    Bonjour Madame Debatty,
    Je prends bien connaissance de votre réponse ainsi que celle de mon collègue Jean-Claude Englebert, échevin en charge de la politique de l’eau (qui vous a répondu en dehors du blog). Si nous sommes deux échevins avec certaines compétences qui se rejoignent, le chef de la division travaux gère et les voiries, et l’eau, et les contrats de quartier. Sa fonction assure la transversalité entre les différentes matières.
    Quant au réaménagement du Beukenberg, je ne vois pas trop comment on reviendrait en arrière alors que le permis a été délivré sans remarques et que les travaux sont en cours.
    Je laisse le soin à M. Englebert, comme il l’a proposé, de fixer une réunion avec vous.
    Bien cordialement,
    Marc Loewenstein

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