Archive | juillet, 2016

Évitons les mauvaises rivières urbaines !

2 Juil

Vous avez peut-être été choqués de constater comme nous que le Beukenberg que nous affectionnons était en travaux… partiellement dépavé… totalement dépavé bientôt…

On pourrait déjà s’étonner de l’intelligence qui consiste à mettre les tas de sable et de ciment juste en amont d’une taque d’égout, habitude contestée à de maintes reprises chez les services communaux qui par ailleurs s’étonnent de l’engorgement pharamineux des égouts en aval. Mais bon…

Mais, plus grave.
Lors du premier pavement de l’actuelle rue Van Pé, au XIXème siècle, la TOTALITE des pavés a été arrachée lors du premier orage. Forte de cette expérience, la jeune Commune de Forest avait pavé le Beukenberg d’une façon tout à fait particulière : les pavés sont tous inclinés de façon à présenter une arête de 2cm vers l’amont.

De ce fait, nous circulons sur les arêtes des pavés et pas sur leur surface plate. Et chaque arête représente un mini-barrage qui empêche les eaux de dévaler avec trop de vitesse vers la rue Van Pé déjà bien touchée par les eaux qui dévalent de Victor Rousseau. Regardez bien la photo, ces arêtes freinent même la course des gravillons…


Aujourd’hui, en asphaltant cette rue, on ajoute un toboggan style Aqualibi vers la Place St Denis…

L’Echevin en charge, Marc Loewenstein, nous dit qu’aucun habitant ne s’y est opposé lors de l’enquête publique. Mais est-ce bien le rôle des habitants d’être intelligents à la place des services communaux spécialisés en la matière ? Faut-il que toujours nous nous opposions en nous calant dans ces rôles d’habitants combatifs que par ailleurs vous tenez à distance ?

On nous dit qu’il y aura un avaloir en bas de la pente. Mais quand la gueule est pleine et que les taques d’égout sautent comme des puces sur la Place St Denis, à quoi rime un avaloir de plus ?

Nous perdons un chemin doux de valeur.
Nous gagnons un raccourci  à bagnoles vrombissantes.
Nous souffrirons tous d’autant d’eau en plus dans le canyon de Van Pé.

Commune, où est ta cohérence ?