Mais quoi encore, rue du Dries ?

4 Mar

Depuis 2014, ça nous pendait au nez : le promoteur Willemen avait jeté son dévolu sur le très grand terrain qui se prélasse là au soleil, sous le chant des petits oiseaux -disent les habitants- et le murmure des cadavres abandonnés, dira Monsieur Ghyssels. Léon Meganck, lui, y relevait une faune et une flore exceptionnelles, y compris le joli renard qui faisait la fête à nos poubelles régulièrement. Un poumon dont Willemen a déjà abattu les arbres sans permis en 2016, et a tenté de terminer son travail sans plus de permis en janvier 2019…

Le projet ? 160 appartements, une séniorie, sur tout l’îlot délimité par Dries, Trésignies, Neerstalle et Eau.

En Région bruxelloise, un règlement d’urbanisme -le COBAT- prévoit que les chantiers doivent être entamés (le gros-oeuvre, les fondations du bâtiment) avant une certaine date, sinon c’est comme les yaourts : permis périmés, fini le chantier ! Et tout est à refaire…

Dans ce cas-ci, jusqu’au 6 février les travaux ont tourné sans permis de chantier et sans toute une série d’autres permis, ce qui constitue une infraction grave. Par exemple, le 6 février  les ouvriers ont enfoncé 6 pieux de 6 mètres le long du 32 rue du Dries, sans même en faire l’ expertise préalable…

Les deux autres permis déjà octroyés (permis d’urbanisme et permis d’environnement) arrivaient à échéance le 8 février à minuit… si le gros-oeuvre n’était pas en route.

La Commune de Forest, majorité Ecolo au pouvoir, n’a pas voulu bloquer les travaux le 6/2 pour cause d’absence de permis de chantier… sous prétexte que le chantier n’avait pas encore commencé ! ( …hormis les pieux ! nda)

Et la Commune de Forest, majorité Ecolo au pouvoir, ne se décide pas à retirer les PU et PE… parce que le 8février, le chantier avait commencé ! Comprenne qui pourra…

Comme le dira l’un de mes amis très chers du haut de Forest,

« Permettez-moi de vous dire que les citoyens n’auraient pas eu à s’inquiéter si les autorités avaient appliqué les lois et réglementations. Il fallait constater l’infraction (chantier sans permis) , dresser PV et faire cesser les travaux immédiatement. Du coup, le PU était devenu définitivement expiré. »

Les habitants ont mandaté un huissier de justice spécialisé, dont la position est claire : le 8 janvier 2019, en fin de journée, il déclare :

« Je constate qu’à l’heure actuelle il n’existe pas une quelconque construction d’immeuble ; des travaux d’édification du gros oeuvre n’ont pas eu lieu ».

Et les deux photos ci-dessous illustrent son affirmation…

Les habitants ont engagé un avocat spécialisé en urbanisme…
Les habitants ont été au conseil communal pour se faire entendre…

Rien n’y fait, nos responsables communaux étudient la question, temporisent, peaufinent leur réponse, jouent le ventre mou, laissent faire enfin… le temps qu’il soit trop tard ???

— Françoise Debatty

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Évitons les mauvaises rivières urbaines !

2 Juil

Vous avez peut-être été choqués de constater comme nous que le Beukenberg que nous affectionnons était en travaux… partiellement dépavé… totalement dépavé bientôt…

On pourrait déjà s’étonner de l’intelligence qui consiste à mettre les tas de sable et de ciment juste en amont d’une taque d’égout, habitude contestée à de maintes reprises chez les services communaux qui par ailleurs s’étonnent de l’engorgement pharamineux des égouts en aval. Mais bon…

Mais, plus grave.
Lors du premier pavement de l’actuelle rue Van Pé, au XIXème siècle, la TOTALITE des pavés a été arrachée lors du premier orage. Forte de cette expérience, la jeune Commune de Forest avait pavé le Beukenberg d’une façon tout à fait particulière : les pavés sont tous inclinés de façon à présenter une arête de 2cm vers l’amont.

De ce fait, nous circulons sur les arêtes des pavés et pas sur leur surface plate. Et chaque arête représente un mini-barrage qui empêche les eaux de dévaler avec trop de vitesse vers la rue Van Pé déjà bien touchée par les eaux qui dévalent de Victor Rousseau. Regardez bien la photo, ces arêtes freinent même la course des gravillons…


Aujourd’hui, en asphaltant cette rue, on ajoute un toboggan style Aqualibi vers la Place St Denis…

L’Echevin en charge, Marc Loewenstein, nous dit qu’aucun habitant ne s’y est opposé lors de l’enquête publique. Mais est-ce bien le rôle des habitants d’être intelligents à la place des services communaux spécialisés en la matière ? Faut-il que toujours nous nous opposions en nous calant dans ces rôles d’habitants combatifs que par ailleurs vous tenez à distance ?

On nous dit qu’il y aura un avaloir en bas de la pente. Mais quand la gueule est pleine et que les taques d’égout sautent comme des puces sur la Place St Denis, à quoi rime un avaloir de plus ?

Nous perdons un chemin doux de valeur.
Nous gagnons un raccourci  à bagnoles vrombissantes.
Nous souffrirons tous d’autant d’eau en plus dans le canyon de Van Pé.

Commune, où est ta cohérence ?

3 juillet : 2ème Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

30 Juin

Capture d’écran 2016-06-30 à 17.14.04Bonjour,
La semaine dernière nous vous invitions pour une promenade permettent de comprendre les flux de l’eau, ce qui provoque les inondations et ce qui pourrait en diminuer les risques.
Cette fois nous vous invitons à mieux comprendre l’histoire et le patrimoine en lien aussi aux questions de l’eau et de la biodiversité.
C’est la deuxième promenade exploratoire de la Balade Verte et Bleue.
 
Dimanche 3 juillet 14h00
Rendez-vous à la Fontaine de la place Saint-Denis

Au plaisir de vous y rencontrer.

Michel et Dominique
La coordination EGEB asbl
http://www.egeb-sgwb.be
Tél. : 00 32 498 59 15 50
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

20 Juin

 

INVITATION

Bonjour à tous,

Comme vous le savez, le Contrat de Quartier Durable Abbaye s’élabore – en partie – sous le signe de l’eau. Et pour cause. Le 7 juin encore, les grosses pluies ont amené de nouvelles inondations dans le bas de la vallée, du côté de la place Saint-Denis.
Comment faire de l’eau une amie en ville plutôt que de voir ces rivières ennemies, mêmes éphémères  ? 
Nos sols sont trop imperméabilisés. Les principes dès lors sont simples. L’idée est d’infiltrer l’eau, de la faire s’évaporer grâce aux végétaux, de la ralentir en l’utilisant de mille manières. Créons des Nouvelles rivières urbaines pour éviter les inondations. Il faut arrêter de considérer l’eau de pluie comme un élément jetable renvoyé à l’égout.
Telle est la proposition qu’avec Stop-Inondations Saint-Denis et Arkipel nous vous faisons en vous invitant à la « Promenade diagnostic » suivie de la cartographie collaborative Map-it ce 26 juin à partir de 14 heures. Voir le programme en attachement.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qui fait problème ou comment faire de l’eau de pluie une ressource plutôt qu’un malheur, c’est le moment ! Rejoignez-nous. Tout le monde peut contribuer au savoir collectif qui s’élabore.
Pour les associations, venez avec vos publics, cette promenade diagnostic est ouverte à tous.
Voir aussi sur le site des EGEB : http://www.egeb-sgwb.be/NRUForestAbbaye
Au plaisir de vous rencontrer.
La coordination EGEB asbl
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Inondations à St Denis, 7 juin 2016

8 Juin

Françoise DEBATTY

Je vous propose les mesures relevées ce 7 juin à différents endroits autour de St Denis et quelques remarques depuis mon point de vue d’habitante.

Je ne manquerai pas de vous faire parvenir d’autres éléments aujourd’hui s’ils semblent importants.

Merci de noter que depuis la mise en service du BOF, des inondations se sont produites le 15 mai 2012, le 20 mai 2012, le 19 juin 2012, le 8 mai 2013, le 28 mai 2013 et ce 7 juin 2016. Douze heures après la première inondation, le niveau du bassin a à peine baissé (12.236m3).

  • La STEP-SUD a enregistré un très faible débit à la sortie Anderlecht juste avant la montée des eaux dans les maisons de St Denis (voir graphique 1 Flowbru).
  • Les clapets anti-retour se sont fermés à l’entrée des maisons particulières peu avant 18:15, entraînant les inondations sans grande gravité par les eaux des jardins et toitures
    Dans l’égout de la place St Denis (CV1-2), la montée des eaux a été brusque à 17:54 avec un pic maximal à 18:16 (1051mm).
  • Les maisons sans clapets ni protection ont subi des refoulements d’égout de 3 à 10cm suivant les cas.
  • Le piezzo Dries 19 a enregistré une montée de 14cm des eaux claires sous les maisons (19:41). Ce niveau est ensuite progressivement redescendu sans être revenu à son niveau initial le 8/6 à 5:15.
  • Le piezzo Koolhofbeek, à front de rue, a montré une variation des eaux claires sous le sol de 17cm entre 21 : et 22:20.
  • Alors que la plupart des indicateurs (Uccle, Drogenbos, Anderlecht) étaient revenus sensiblement à la normale ce 8/6/16 à 4h du matin, les niveaux suivant montrent à peine un début de décrue, ce qui laisse notre quartier en réel danger en cas de retour de l’orage :
    • du BOF de Forest (graphique 2 Flowbru)
    • du Geleitsbeek  (Luttre) (graphique 3 Flowbru)
    • de la Senne (Paepsem) (graphique 4 Flowbru)

 

 

 

La pluie : des égouts aux nouvelles rivières urbaines – récit d’une expérience citoyenne

4 Jan

Vous trouverez sur le site Urbanité un riche article de Ananda Kohlbrenner (diplômée en histoire et en urbanisme, ULB) sur la problématique de l’eau à Forest, et notamment comment les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs.

Cet article souhaite rendre compte de la manière dont un problème technique, confiné aux milieux experts, s’est transformé en un problème politique qui fait l’objet de débats publics. Il vise à décrire la façon dont des collectifs citoyens bruxellois tentent de repenser en même temps la place accordée aux eaux pluviales au sein des aménagements urbains et celle accordée aux habitants dans leur gouvernement. Plus encore, il souhaite témoigner de la façon dont les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs. Ce faisant, nous verrons que c’est d’une forme de création de commun dont il est question avec les NRU […].

N.B. : notre comité Stop Inondations St Denis est né en 1987 (non en 1985) sous le nom de « Comité de quartier St Denis » avant de devenir « Stop-Inondations St Denis ».

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Promenade du 9 janvier

31 Déc

Promenons-nous sur les chemins solidaires de l’eau.
• Samedi 9 janvier 2016.

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