Témoignages & réactions
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Nous tenons à partir de vos témoignages un relevé des dégâts et de quelques hauteurs d’eaux souillées dans les caves, lors des récentes inondations.
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Juin 2007,
58 chaussée de Bruxelles, immeuble de 6 appartements sur 3 niveaux. Tout le sous-sol, à peu près 100 m2, était sous eau de +/- 60 cm de haut. L’an passé, ça a dépassé le mètre de haut, comme nous étions tous récents dans l’immeuble nous ignorions le danger et avons perdu du matériel de valeur (électro, outillage, livres et disques, poussettes bébé…). Malgré nos tentatives, nous n’avons pas réussi à identifir s’il y a une ou des origines, mais nous voyons les égouts bouillonner… et ça pue !!! L’eau s’évacue toute seule au fil des jours, laissant une couche de boue de plusieurs cm. Berk. Et par là-dessus, durant les travaux sur la chaussée, sans nous demander notre avis, “on” a bétonné les déjà maigres aérations des caves pour que le trottoir, lui, soit bien propre sur lui. Les rats eux-mêmes ne supportent plus cette touffeur, on les a vu filer au jardin.
Bravo à vous, vous êtes un groupe fantastique!
Comment par Joëlle Baumerder — juillet 12, 2007 #
14 juin 2007: 1m43cm au 4 rue du Dries, record battu, du jamais vu depuis 10 ans .Mais malheureusement les dégâts sont catastrophiques : chaudière +brûleur noyées et non fonctionnels , la citerne à mazout a encore bougée et de l’eau est rentrée dedans. La citerne a fait un trou dans le plafond de mon rez-de-chaussée.
Rien que pour la chaudière + brûleur la firme Selfmatic m’a fait un devis de 3100 euros sans la main d’oeuvre. Ne parlons pas des murs abîmés et de la machine à laver, de …….
Mon assurance Actel parle de franchise de 1000euros et que j’ai été inondé pendant les 5 dernières années ? ? ? ? ? ? ? ? ? j’attends la réponse.
les pompiers ont mis environ 4 heures pour vider ma cave , un grand merci à eux.
Comment par lamrabet — juillet 12, 2007 #
Juin: 70cm au 19 rue du Dries, avaloir pas bouché: il avale. L’eau a jailli des pipes (1m20 du sol) avec violence de 17h05 à 18h15. Total dans ma maison: 70m3, évacués par pompe et par pompiers à 1h du matin. Merci à eux, ils étaient sympa! “Restait” à nettoyer les “résidus solides” et à vider tout ce qui était irrécupérable…
Comment par debatty — juillet 12, 2007 #
Lors du conseil communal ils ont rejetés la cause des inondations sur les bouleversements climatiques ! A ça il pleut en Belgique…
Mais à la seule rue du Dries, le même conseil communal vient de donner l’approbation pour un projet titanesque qui ne va pas améliorer l’écoulement des eaux de part de la plus grande urbanisation de la rue et ni, d’autre part, avec un petit bassin d’orage de 20 m².
Je ne sais pas se que vous en pensez, mais ils ne nous prendraient pas pour des pigeons aquatiques ?
En attendant il faut penser à se re-chauffer pour cet hiver.
Le problème ne va pas aller en s’améliorant, que peut on faire a part s’équiper de toitures vertes comme le recommande ce charmant conseillé communal? Mettre nos chaudières à 2m40 du sol? Et notre électricité?
On va bouger mais eux, vont-ils vraiment bouger? Nous n’avons pas le choix ! Vont-ils penser à autre chose que à la sur-urbanisation des quartiers?
On ne devrait pas être présents en force à chaque conseil communal ? En tout cas vous pouvez compter sur moi !
Est-ce vraiment trop tard pour éviter la construction de ce bâtiment ? Il n’est pas rare de voir des autorités se rétracter sur certains projets… Ou en tout cas les forcer à mettre un bassin d’orage vachement plus réaliste…Que peut-on faire ?
Aller, j’espère pas à bientôt dans nos caves inondées !
Comment par Isabelle — juillet 12, 2007 #
Je n’ai eu que trente centimêtres car j’ai installé un clapet anti retour. Les eaux usées sont celles des eaux pluviales ne pouvant être évacuées ainsi que les infiltrations à travers des murs.
Merci
Gérard forget Rue de Hal 33.
Comment par Gérard forget — juillet 12, 2007 #
Je découvre votre Blog aujourd’hui. Bravo !
Il est sympa et bien documenté.
J’habite rue Jean-Baptiste Baeck. Une petite rue en forme de cuvette coincée entre le parc Jacques Brel et l’avenue Kersbeek. La rue est ponctuellement inondée. Moins souvent que chez vous mais les dégâts sont les mêmes. Mais nous ne sommes pas dans le bas de Forest : en clair, on nous oublie… On nous promet une visite des égouts par Vivaqua, on attend… patiemment !
Christian
Comment par Christian — décembre 11, 2007 #
Au niveau du comité de quartier, il n’est pas question d’oublier qui que ce soit ! Si tu veux te joindre à nous, n’hésite pas à consulter l’agenda et à participer à nos réunions, elles sont ouvertes !
Guy Bertholomé
Comment par Guy Bertholomé — décembre 21, 2007 #
Inondations 2008 : le score est ouvert. 1-0.
Les habitants du quartier Saint Denis encaissent, les autorités communales se taisent.
Les petits, ce matin, comprennent peu que papa et maman leur préparent des tartines pour aller à la garderie. Hier, ils hésitaient entre le zoo et le “musée des dinosaures”.
Ce sera à nouveau un peu l’école. Tandis que les ainés chaussent leurs bottes de caoutchouc d’assez bonne grâce opur affronter ce passage obligé des vacances chez papa.
Vivre à Saint Denis, c’est passer l’été dans des odeurs nauséabondes de moisissures et d’humidité. C’est éviter de dormir quand la pluie se met à tomber. C’est transformer ses fenêtres en valves publiques pour informer la population du calvaire qui menace les futures victimes des ambitieux projets d’urbanisation de la Commune. C’est vider sa cave trois fois l’an pour la javéliser intégralement parce que le collecteur principal du Geleytsbeek n’est pas curé!
Vivre à Saint Denis, c’est aussi vivre au sein d’une communauté chaleureuse et optimiste. Nous sommes soudés dans notre infortune et c’est ce qui nous permettra de lutter efficacement en vue de solutions durables. Merci à vous tous, voisins et membres du comité et à bientôt : notre combat n’est guère terminé.
Comment par Sophie Maquoi — juillet 3, 2008 #
Aaaamen ! Allez dans la paix du Seigneur.
Comment par Léonard — juillet 9, 2008 #
Minuit moins le quart ce 3 août 2008. Notre cave se remet à peine de l’inondation du 2 juillet. Les égoûts débordent à nouveau, soulèvent la plaque de la chambre de visite et s’engoufrent dans nos caves. Le local à poubelle tout d’abord, puis la buanderie, ensuite l’atelier. Ensuite, une évaluation rapide nous permet de cerner l’ampleur des événements : combien de marches d’escalier sont recouvertes et à quelle vitesse.
Pour cette nuit, ce sera standard. Les poubelles se renversent, puis les mannes de linges, puis la poussette d’enfant, puis les chaises… Le reste est déjà en hauteur. Bien sûr.
Chaque année, nous assistons impuissants à ce spectacle qui ponctue notre été.
Avec le Comité, nous mènerons auprès de nos élus de nouvelles actions, notamment pour que le Geleytsbeek soit curé. Les uns souriront et quand ils souriront, nous aurons l’impression, l’espace d’un éclair, d’être des amuseurs publics. Les autres jureront qu’ils sont impuissants parce qu’ils sont assis sur les bancs de l’opposition. Et quand ils jureront, nous aurons, juste une seconde, l’impression d’être seuls au monde.
Comment par Sophie Maquoi — août 3, 2008 #
Amen !
Comment par Léonard — août 27, 2008 #
J’ai l’impression d’être censuré, Staline et consorts seront-ils bientôt de retour ?
Car alors, je serai bientôt mort, ainsi que mon entourage académique et même autre !
Comment par Léonard — août 27, 2008 #
Nous produisons des barrières de lutte contre les inondations rapide et facile à mettre en oeuvre, même par des particuliers.
http://www.safety-range.com/intervention.html
Si vous le souhaitez, nous sommes prêts à vous faire une démonstration.
N’hésitez pas à me contacter par e-mail :
thomas.vantwout@safety-range.com
En espérant, que votre indémnisation sera plus rapide que l’intervention de vos services communaux (qui ont doréanavant l’obligation d’être préparés à ce genre de situations…)
Comment par ratus13 — septembre 8, 2008 #
Elucubrations au sortir de deux nuitées domestiques dans les vapeurs démoniaques des eaux d’égoûts…
“Dans ces rues-là, quand la pluie tombe le soir venu, on raconte aux enfants une légende locale pour qu’ils s’endorment paisiblement. L’histoire est celle d’un dragon nommé Adavawa qui, de passage dans la région, voulut s’abreuver. C’était il y a 30 ans ; il courait alors un vieux ruisseau en liberté nommé le Galatsbak.
La façon dont Adavawa charma les autorités de l’époque n’est pas certaine et chaque famille enseigne à ses petits une version qui lui est propre. Les récits s’accordent néanmoins à dire que c’est en bonne intelligence avec la commune de Farast qu’Adavawa se vautra dans le Galatsbak, et le recouvrit de son corps long et brûlant. Aujourd’hui encore, aux abords du quartier de Sandanas, on peut observer la carcasse d’Adavawa, sa peau rosée de dragon malade, son infinie longueur.
A l’ombre de son corps, il arrive que, par temps d’orage, les habitants de Sandanas bravent la pluie pour arpenter les rues au crépuscule. Ces gens se serrent la main en prononçant chacun le numéro de leur maison. A ce moment précis, opère une magie que la fable attribue à la proximité du saurien en perdition. Car par la simple énonciation du numéro, chaque habitant devient sa propre maison. Il est sa maison, il souffre avec elle, il plonge avec elle dans les eaux usées que le Galatsbak refoule quand il ne peut se frayer de chemin sous le corps d’Adavawa. Ces soirs-là, de poignées de mains en poignées de mains, les hommes-maisons invoquent une Force positive capable d’apaiser le Galatsbak.
Les anciens n’attendent plus justice. Les jeunes rêvent de celui ou celle qui viendra, au nom de l’intérêt général, convaincre le monstre de lever une patte pour permettre le passage de l’eau. Les enfants, eux, s’endorment pleins de bravoure, chacun convaincu qu’il sera ce héros.
En attendant à Sandanas, il n’y a plus que des numéros. Zéro homme libre.”
Comment par Sophie Maquoi — juin 11, 2009 #